Yvonne Calsou

Note: On a mobile phone the English version can be found below the French version.

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ATW Artist Talk est une série d’entretiens où nous échangeons avec des artistes avec lesquels nous avons travaillé sur différents thèmes pertinents pour leurs pratiques. Les conversations sont accompagnées d’images et de séquences vidéo sélectionnées par eux.

Pour son lancement, nous aimerions vous présenter l’artiste toulousaine Yvonne Calsou, spécialiste des techniques mixtes.

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ATW Artist Talk is an interview series where we will be speaking with artists that we’ve worked with around different themes relevant to their practice. The conversations are accompanied by their images and video footage.

To launch the project, we’d like to introduce Toulouse based mixed media artist Yvonne Calsou.

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Yvonne Calsou : Temps & Espace

Yvonne pratique le dessin, l’installation, la photographie, le son et la vidéo pour examiner notre environnement et ces changements silencieux et inaperçus qui l’altèrent. Elle adopte des processus d’effacement et fait des interventions subtiles dans des sites urbains et naturels souvent non conventionnels, qui, à la fois, emploient et perturbent nos perceptions de l’espace et du temps.

Interview réalisée par Art Talk Write en mars 2021.

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Yvonne Calsou: Time & Space

Yvonne works with drawing, installation, photography, sound and video to examine our environment and those quiet and unnoticed shifts that alter it. She adopts processes of erasure and subtle interventions into often unconventional urban and natural sites, that both employ and disrupt our perceptions of space and time.

Interview conducted by Art Talk Write in March 2021.

ATW : Tout d’abord Yvonne, veuillez nous dire ce que le temps et l’espace signifient pour vous ?

YC : Le temps et l’espace sont des notions qui sont intimement liées pour moi : Ce qui m’intéresse dans le temps, c’est l’impossibilité que l’on a de le définir vraiment, de le saisir ou de restituer une perception exacte de son expérience. Soit on le fige, soit on le découpe, soit on le symbolise, soit on essaye d’en montrer les effets. Quant à l’espace, c’est le milieu où je vis, où je suis dans l’instant. Mais c’est aussi l’espace avec lequel je vais jouer pour questionner cette notion du temps et dans lequel j’y inscrirai l’œuvre.

ATW: First of all Yvonne, please tell us what time and space mean to you?

YC: Time and space are notions that are intimately linked for me: what interests me about time is the impossibility of really defining it, of grasping it or restoring an exact perception of one’s experience of it. You can either freeze it, cut it up, represent it or try to show its effects. As for space, it is the environment where I live, where I am at that moment. But it is also space that I will play with to question this notion of time and in which I will inscribe the work.

ATW : Pourquoi avez-vous été amenée à utiliser le temps et l’espace comme thèmes sous-jacents de votre pratique ?

YC : Cette fascination pour ces thèmes est liée à mon enfance où très tôt j’ai compris les méfaits du temps et la fragilité des choses.  J’ai vécu à la campagne dans un lieu chargé de plus de 2 siècles d’histoire familiale. Élevée dans le culte du passé, j’en percevais toutefois les drames et, à travers certains indices, l’annonce d’une certaine déchéance sociale. Hantée par ce passé nostalgique, je me suis construite une représentation romantique du monde. A l’opposé, et paradoxalement, le lien étroit tissé avec la nature environnante m’a fait découvrir la puissance de la vie animale et végétale, l’éternel recommencement des saisons, et des cycles de vie. Dans cet environnement naturel, j’ai ressenti l’importance du moment vécu ; saisir une lumière, une ombre ou tout micro-événement lié au lent rythme de l’évolution de la nature. Et maintenant je questionne cette mise en tension des perceptions du temps présent dans des lieux porteurs de mémoire. Ou, pour reprendre ce qu’écrit Joël Baqué dans La mer, c’est rien du tout (2016), j’interroge comment le passé fait scintiller le présent.

ATW: What led you to use time and space as underlying themes in your practice?

YC: The fascination for these themes is linked to my childhood where from very early on I understood the evils of time and the fragility of things. I lived in the countryside in a place steeped in more than two centuries of family history. Raised in the cult of the past, I nevertheless perceived its dramas and, through certain indicators, the signs of a form of social decline. Haunted by this nostalgic past, I constructed a romantic representation of the world. On the other hand, and paradoxically, the close link woven with the surrounding natural world made me discover the power of animal and plant life, the eternal restarting of the seasons and life cycles. In this natural environment, I felt the importance of the lived moment; to seize a light, a shadow or any micro-event linked to the slow rhythm of nature’s evolution. And now I question this tension in the perception of the present time in places that carry memory. Or, as Joël Baqué writes in La mer, c’est rien du tout (2016), I question how the past makes the present sparkle.

ATW : Pouvez-vous expliquer comment vous utilisez le temps et l’espace dans votre pratique comme « matériel » ? Et comment cela influence-t-il votre choix de supports ?

YC : Je cherche à jouer avec les différentes facettes du terme « temps ». En fonction des projets, je peux m’intéresser à la mémoire, à la fugacité de l’instant ou à l’éphémère. Parfois je traite ensemble toutes ces dimensions en me servant de la référence au cycle des saisons. Souvent, plus qu’un matériau ou un thème, le temps fait partie du processus de création. Le choix du support se fait selon le lieu où je suis, et ce que j’y vis. Cela peut-être une vitre, un mur, du papier, des tissus, le sol, etc… Le médium s’impose de lui-même en fonction du projet. La photo permet de saisir l’instant, le son donne à percevoir un écoulement, une durée (contrairement aux images filmées, on ne peut faire d’arrêt sur son). Pour dessiner, j’utilise des matériaux non pérennes avec des gestes créatifs qui évoquent eux aussi la fragilité des choses : effacer, retirer, percer, décolorer. Je convoque aussi la lumière pour produire des dessins fugaces qui évolueront dans l’espace.

ATW: Can you explain how you use time and space in your practice as ‘material’? And how does this influence your choice of mediums?

YC: I try to play with the different facets of the term “time”. Depending upon the project, I may be interested in memory, in the fleetingness of the moment or in the ephemeral. Sometimes I deal with all these dimensions together, using the cycle of the seasons as a reference. Often, more than a material or a theme, time is part of the creative process. The choice of medium is made according to where I am and what I am experiencing there. It can be a window pane, a wall, paper, fabrics, the floor etc…The media imposes itself according to the project. The photograph allows you to capture the moment, the sound enables you to perceive a flow, a duration (unlike filmed images, you are unable to stop sound). To draw, I use non-permanent materials with creative gestures that also evoke the fragility of things: erasing, removing, piercing, fading. I also call upon light to produce fleeting drawings that evolve in space.

Temps coloré, javel sur toile noire, 1,50 m x 2 m, Toulouse, 2014.

Uchronie, dessin éphémère au fusain et au blanc d’Espagne, Saurat, 2020. Co-production Ancienne Pharmacie.

ATW : Comment l’année  2020 où notre conception du temps et de l’ espace a considérablement changé a-t-elle affecté  votre perception et votre relation à ces thèmes ?

YC : Avec l’année 2020, c’est dans mon quotidien que j’ai été confrontée de manière radicale à ces notions d’espace et de temps. Tous mes projets s’annulaient les uns après les autres et le flou sur une éventuelle reprise m’a obligée à vivre et à créer dans l’immédiateté de l’instant sans me projeter dans un quelconque avenir. Juste créer. Mais dans cet espace-temps rétréci le plus dur a été ce sentiment d’être cloîtrée  dans  un lieu sans autre horizon que la maison d’en face ou de hauts murs.

ATW: How has the year 2020, when our conception of time and space has changed considerably, affected your perception and your relationship to these themes?

YC: In the year 2020, it was within my daily life that I was radically confronted with these notions of space and time. All my projects were being cancelled one after the other, and the vagueness about the possibility of rescheduling forced me to live and create in the immediacy of the moment without projecting myself into any future. Just to create. But the hardest thing in this shrinking space-time was the feeling of being enclosed in a place with no horizon other than the house opposite or high walls.

ATW : Comment cela s’est-il répercuté sur votre pratique artistique ?

YC : J’ai du coup eu envie de transcender ce manque d’air et d’espace en cartographiant par perçage du papier un lieu-dit où j’aime aller, Sainte-Sigolène (voir photo ci-dessous). Le rythme régulier du perçage du papier faisant écho à celui des pas arpentant le territoire. J’ai aussi repris d’anciennes pistes mises de côté : regarder par la fenêtre le temps évoluer au fil d’une journée ou restituer la transformation du jardin avec l’arrivée du printemps (voir la série Et par la fenêtre, regarder l’écoulement du temps : https://vimeo.com/399494054).

ATW: How has this affected your artistic practice?

YC: I therefore felt like transcending this lack of air and space by mapping, through a paper piercing technique, a place where I like to go, Sainte-Sigolène (see photo below). The regular rhythm of piercing the paper echoes those of footsteps walking through the region. I have also taken up old lines of research that I had previously set aside: looking out of the window to see how time changes over the course of a day, or restoring the garden’s transformation with the arrival of spring. (See the series Et par la fenêtre, regarder l’écoulement du temps: https://vimeo.com/399494054).

Sainte-Sigolène F4, 1 des 24 dessins A4 de la série réalisée à l’épingle, 2020
Sainte-Sigolène E5, 1 des 24 dessins A4 de la série réalisée à l’épingle, 2020

ATW : Vous intégrez à la fois des environnements naturels et des espaces urbains dans votre travail. Comment choisissez-vous les sites où vous intervenez ou à partir desquels vous créez un projet ?

YC : Que cela soit en ville ou à la campagne, je recherche pour mes interventions des lieux en transitions en attente d’un nouveau destin ou fraîchement rénovés pour un  changement de destination. Le site idéal est celui où je peux exploiter des artefacts du passé, réactiver une mémoire tout en donnant à percevoir et ressentir l’écoulement du temps. Je cherche aussi des lieux offrant la possibilité que l’œuvre ou une partie de l’œuvre soit visible depuis l’espace public. Cela permet ainsi de provoquer une surprise, d’interpeler les passants dans leur quotidien. Les titiller dans leur rapport au monde de manière poétique par une lumière insolite, une ombre inhabituelle, un dessin qui ne devrait pas être là.

ATW: You integrate both natural environments and urban spaces into your work – how do you choose the sites where you intervene or from which you create a project?

YC: Whether in the city or in the countryside, for my interventions I look for places in transition waiting for a new destiny or those freshly renovated for a change of destination. The ideal site is one where I can use artefacts from the past, reactivate a memory while giving the perception and feeling of the passage of time. I am also looking for places that offer the possibility that the work, or part of the work, can be visible from public spaces. This allows me to provoke a surprise, to challenge passers-by in their everyday life. To tease them in their relationship to the world in a poetic way through a strange light, an unusual shadow, a drawing that shouldn’t be there.

ATW : Avez-vous une anecdote intéressante à partager sur un lieu à laquelle vous feriez référence dans un projet spécifique ?

YC : Je pense au projet au long court Depuis la 5ème fenêtre, 3ème étage, côté Empalot (2010-2020) réalisé à la Maison des associations à Toulouse (voir photos ci-dessous). L’histoire de ce projet illustre bien comment la création se nourrit des hasards et des contretemps. Il y a 10 ans, j’avais décidé de documenter l’apparition d’un nouveau quartier sur la friche de l’ancienne caserne Niel à Toulouse.  Je m’étais donné comme contrainte de photographier régulièrement depuis la même fenêtre l’évolution du paysage autour du platane resté au milieu de la friche. Mais très vite l’arbre a été coupé pour permettre des fouilles archéologiques.  Après des hésitations j’ai continué. Une fois les fouilles finies, la friche a servi plusieurs années de lieu de stockage et de tri de résidus de terrassement. Ce n’est que 7 ans après le démarrage du projet que le chantier de construction a été lancé. Le terrain a été nettoyé. L’idée m’est venue d’en profiter pour créer le dessin in situ l’ombre (2017), hommage à l’arbre disparu. Réalisé à la chaux, ce dessin de plus 40 m de long était visible depuis la fenêtre d’où je prenais les photos. Le réaliser m’a demandé une semaine. Tous les matins à mon arrivée, j’étais accueillie par des corneilles cherchant des graines sur la friche, me donnant ainsi l’illusion parfaite d’être dans un labour en plein centre-ville. Petit à petit, la végétation a repris ses droits, coquelicots et autres simples ont fleuri. Puis 6 mois après, il a été détruit par les bulldozers. Maintenant il y a 5 barres d’immeuble autour d’un jardin privatif.

ATW: Do you have an interesting anecdote to share about a place that you can refer to with a specific project?

YC: I’m thinking of the long court project Depuis la 5ème fenêtre, 3ème étage, côté Empalot (2010-2020) carried out at the Maison des associations in Toulouse (see photos below). The history of this project illustrates how creation feeds on both chance and setbacks. Ten years ago, I decided to document the appearance of a new district on the wasteland of the former Niel barracks in Toulouse. I felt compelled to regularly photograph from the same window the evolution of the landscape surrounding the sycamore tree that had remained in the middle of this area; but very quickly the tree was cut down to allow for archaeological excavations. After some hesitation I continued. Once the excavations were finished, the wasteland was used for several years as a place to store and sort the residue from the earthworks. It was not until 7 years after the start of the project that the work was completed. The site was cleaned up. The idea then came to me to take advantage of this to create the in situ drawing l’ombre (2017), as a tribute to the lost tree. Made with lime, this drawing, more than 40m long, was visible from the window from which I took the photos. It took me a week to make it. Every morning when I arrived, I was greeted by crows looking for seeds on the wasteland, giving me the perfect illusion of being in a ploughed field in the town centre. Little by little, the vegetation reclaimed its rights; poppies and other common wild flowers begun to bloom. Then 6 months later, it was destroyed by bulldozers. Now there are 5 barred buildings constructed around a private garden.

ATW : Pour faire suite à cette idée, la restriction de nos mouvements en 2020 vous a-t-elle amenée à découvrir de nouveaux espaces ?

YC : Le 22 Novembre 2020, je devais investir un espace proposé à Toulouse par le Salon Reçoit*. Avec le deuxième confinement, je ne savais comment faire pour honorer cette invitation. J’ai décidé de me saisir de la visibilité que nous offre internet sans toutefois proposer une exposition virtuelle.  Aussi j’ai créé une pièce sonore et visuelle, Au son des bois (https://vimeo.com/481731271). Elle est une brève suggestion  de ce qu’aurait pu être ce 22. A travers l’évocation sonore du lieu et l’audio description d’une œuvre, il est proposé  d’expérimenter  un autre rapport à l’art.  Rien n’est vraiment dévoilé et l’œuvre n’existe que par l’image mentale créée par le regardeur-écouteur. Cette vidéo a été été diffusée en live le jour dit sur les réseaux sociaux.

*Le Salon Reçoit est un atelier d’artiste à Toulouse qui, depuis 20 ans, organise un événement culturel (exposition, performance, conférence) tous les 22 du mois pour une soirée seulement. https://tousles22.co/

ATW: Following on from this idea, has the restriction of our movements in 2020 led you to discover new spaces?

YC: On November 22nd 2020, I was invited to do a project in a space proposed in Toulouse by the Salon Reçoit.* With the second confinement, I didn’t know how to honour this invitation. I decided to take advantage of the visibility offered to me by the internet without however proposing a virtual exhibition. So I created a sound and visual piece Au son des bois (https://vimeo.com/481731271). It is a brief suggestion of what the 22nd could have been. Through the sound evocation of the place and the audio description of a work, it suggests an experimentation with another relationship to art. Nothing is really revealed and the work exists only through the mental image created by the viewer-listener. The video was broadcast live on social media on the day in question.

*Salon Reçoit is a contemporary art space in Toulouse that throughout the year has an exhibition for one evening only, on the 22nd of each month. https://tousles22.co/

ATW : Vous avez un atelier au Lieu Commun, Artist Run Space, à Toulouse. Sur quoi travaillez-vous actuellement ?

YC : Je suis en train de développer un projet débuté en octobre 2020, nommé needle maps, qui reprend ce travail de cartographie de lieux où je ne puis plus être. Cette fois-ci il s’agit de lieux où j’ai grandi, enfant. Ce travail est basé sur la réappropriation de photographies prises par satellite. Cette métamorphose de l’image par le percement du papier cherche autant à donner à voir qu’à éprouver la matérialité texturée du territoire inaccessible.

ATW: You have a studio at Lieu Commun, an Artist Run Space in Toulouse – what are you currently working on there?

YC: I am developing a project that I started in October 2020, titled Needle maps, which again employs the process of mapping places where I can no longer be; this time it’s about places where I grew up as a child. The work is based on the reappropriation of photographs taken by satellite. This metamorphosis of the image through the piercing of the paper seeks as much to make visible, as to experience, the textured materiality of the inaccessible landscape.

ATW : Enfin, voulez-vous nous faire part de l’un de vos futurs projets ?

YC : Dans mes œuvres éphémères au blanc d’Espagne, telles que Uchronie (2020), la question de l’apparition et disparition de l’image (physique ou lumineuse) est récurrente. Je viens de remarquer qu’une fois les dessins au blanc d’Espagne effacés des vitres, ils réapparaissent sous l’effet de la vapeur, créant une sorte de réminiscence furtive et fantomatique de l’image disparue. Ce qui m’a donné l’idée d’une performance, Et des nuages, qui devrait avoir lieu à Toulouse, le 12 novembre 2021 lors de l’épisode 2 des XXIVe Rencontres Internationales Traverse.

ATW: Finally, would you like to tell us about one of your future projects?

YC: In my ephemeral works in Spanish white, such as Uchronie (2020), the question of the appearance and disappearance of the image (physical or luminous) is recurrent. I have recently noticed that once the drawings in Spanish white have been erased from the windows, they reappear due to the effects of steam, creating a sort of furtive and ghostly reminiscence of the vanished image. This gave me the idea for the performance Et des nuages, which will take place in the spring as part of the 2021 Traverse Vidéo festival in Toulouse – XXIVe Rencontres Internationales Traverse (Episode 2: 12th – 14th November 2021).

Pour en savoir plus sur le travail d’Yvonne Calsou, veuillez consulter son site : www.yvonne-calsou.com

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To find out more about Yvonne Calsou’s work, please visit the artist’s website: www.yvonne-calsou.com

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